Le réaliste est la pâte, le visionnaire le levain : la pâte sans levain végète, le levain sans la pâte est vain.
Le réaliste circonscrit la réalité à sa vérité visible, il la dépollue de ses faux-semblants, illusions et maquillages; il voit la réalité future par déduction logique.
Le visionnaire identifie les ferments de changement ; il saisit ce qui est en croissance, en poussée silencieuse ; il voit la réalité future par intuition.
Le réaliste est dans l’acte, le visionnaire dans la puissance.
Le réaliste est dans le vivant, le visionnaire dans le levier.
Le réaliste donne l’épaisseur, la largeur, l’ancrage qui permet au réel de prendre son temps, d’être bien avec lui-même, de croître de la bonne façon.
Le visionnaire détecte l’invisible et exprime l’inouï ; il réveille les qualités endormies et voit le mouvement induit, la perspective davantage que le point.
Le réaliste est lucide jusqu’à la paralysie, il inhibe à force de dire la vérité telle qu’elle est aujourd’hui sans lui voir d’avenir.
Le visionnaire est lucide jusqu’au court-circuit, il inhibe à force de voir le futur sans prendre le temps d’accueillir le présent.

Vous dire encore combien il sont complémentaires?
L’action durable est affaire d’équipe…

François Bert

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