Les partis sont une machine à idiots, une matrice à haine.
Nous ne étonnons même plus de détester nos contemporains sur la seule base de ce qu’ils pensent. Et pourtant, quel non-sens!

A-t-on vu un capitaine faire une enquête d’opinions pour savoir qui l’accompagne pour la mission?
Le seul sujet, quand on y pense, c’est la capacité à faire, pas la check-list de convictions.

À défaut de produire du courage, la testostérone se déverse aujourd’hui dans la radicalité des idées et bien souvent d’ailleurs dans la moralité éthérée de thèmes déconnectés, flatteurs, irréalisables, sublimés. Prêts à infuser dans un mug des beauxbeaux quartiers ou de réservoir d’idées (think-tank pour les anglicisés).
Violence inouïe de l’irréalité rêvée qui ne veut pas qu’on la confronte… et qui ravage les champs fragiles de la réalité.

N’avons nous pas été, tous autant que nous sommes à deux jets de générations, sujets d’un même Roi sans étiquettes d’opinion?

Nous avons voulu être un peuple de rois autonomes et nous ne régnons plus, valets que nous sommes, que sur des territoires de likes et parcelles de bien-pensance à crédit limité.
Nous sommes des moutons à étiquettes de couleur au lieu d’être des hommes libres.

Chaque pas de courage, chaque indépendance assumée, chaque espace de règne et de pleine capacité nous mèneront vers notre dignité. Et nos chefs se devront de savoir nous employer bien mieux que nous acheter à bas coût d’idées frelatées.

François Bert

Publicités