Comme je l’ai écrit dans mon livre, Le temps des chefs est venu, ainsi que dans une série d’articles publiés de haute lutte à rebours des médias de tous bords, le sujet qui nous touche n’est pas d’abord une affaire de programme mais une affaire de casting : on ne valide pas l’aptitude à survivre en jungle de quelqu’un à la marque et au niveau de remplissage de son sac à dos mais à sa capacité à faire face à l’inconnu, à le dominer, à savoir employer les gens pour y faire face et à préparer le temps d’après en écoutant l’environnement.

Nous avions pour cette élection un casting médiocre : aucune personnalité avec une vision propre, autonome, auto-générée.

Il nous reste aujourd’hui à deux jours du scrutin une « vendeuse éleveuse », relationnelle capable de brusques variations affectives et un « consultant serial entrepreneur », pitcheur sans limite de tout ce qui peut marcher le temps d’un gain rapide.

« Le temps des chefs » nous allons le déclencher dès lundi dans la société civile, loin des listes électorales et des salles de marchés mais dans les marées évidentes du bon sens observé dans notre quotidien. Nous allons nous tourner vers ceux qui nous inspirent et dont nous savons qu’ils nous emmèneront à bon port, comme les vendéens d’une guerre héroïque et tue en 1793 le firent avec leurs chefs.

En attendant, que choisir?

Je ne donnerai pas de consignes de vote : chacun est libre, grand et indépendant.

Les médias nous saturent d’infos superficielles et de conditionnements émotionnels. Ils vivent de nos sautes affectives et croire que ce qui se joue sur le plateau est le reflet de la politique qui nous attend est une chimère, aussi sûrement que l’on ne juge pas la qualité d’une pièce de théâtre au seul jeu de ses acteurs, surtout quand, à l’image de nos politiques, ils sont majoritairement là par défaut.

Quelques pistes à aller explorer en adultes autonomes :

– Quelle est la réalité du terrain? Où sont les misères, les dangers? Quelle menace est visible et quelle autre est en préparation? (communautarisme, islamisme, logique économiques ultra-libérales, zones de non-droit, terrorisme mondialisé,…). Il faut non seulement constater mais aussi anticiper.

– Quelle est la capacité d’action du candidat? Quelle est son indépendance par rapport aux influences qu’il a admises, choisies ou subies pour pouvoir être élu? Quel est son rapport avec les autres pays du monde? En quoi ses promesses sont-elles traduisibles dans l’action (réalistes budgétairement, évolutives (tout ne se règle pas au premier jour : comment cela est déclinable dans le temps), applicables (exit les grandes déclarations émotionnelles ou démesurées))? Est-il souverain dans ses choix ou soumis à des règles supranationales (cf notamment l’illusion d’une position anti-GPA si la loi européenne continue à prévaloir sur la loi française)?

– Quel est le projet? Quand on fait retomber la mousse des déclarations grandiloquentes et tous azimuts, quelle est la réalité du quotidien qui se prépare? La sécurité réellement permise? La réduction des possibilités d’attentat et des agressions quotidiennes? Les facilitations d’un retour à l’emploi? La possibilité d’une croissance en France et à l’international? La solidité de la structure financière de l’Etat? Sa capacité d’intervention et son indépendance dans la manière de moduler et d’adapter ses solutions? La proximité des services de l’Etat, la réductions des accumulations d’administrations ou des processus ubuesques parce que trop éloignés du cas par cas? La solidité des familles et la protection des plus faibles (handicapés, enfants à naître ou en attente d’adoption, personnes âgées et malades lourds)? La sauvegarde de la culture française, sa transmission, la fierté d’en être héritier, la dissolution des communautarismes dans un enseignement universel et exigeant, la cohésion de la nation? La réalité d’une éducation qui équipe les enfants des savoirs essentiels?

– Quelle est la personnalité du candidat? Sa capacité de décision? Sa loyauté à ses principes et la sincérité de ses convictions? Quelles logiques affectives et quel niveau de narcissisme peuvent l’amener à l’inconséquence ou a des choix d’intérêt personnel ou catégoriel au détriment du bien commun?

– Quelle est son équipe? Sait-il s’entourer? Choisit-il des clones (en termes de personnalité comme d’opinion) ou des compléments? Ecoute-t-il les avis (pas (au risque d’être autiste), peu, suffisamment, trop (au risque d’être influençable))? Sais-t-il déléguer? Privilégie-t-il la compétence ou le ralliement idéologique ou affectif?

– Quelle est son attente, sa recherche, son but? A destination de quelle cause et de quel intérêt va-t-il  faire évoluer son comportement et ses décisions?

Coupons notre télé. Allons nous renseigner. Écoutons nos consciences et notre bon sens et allons voter en hommes et femmes libres.

François Bert

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